Les outils et le vocabulaire de l’imprimeur · visualisation
A
Aplat : une surface pleine et uniforme d’une seule couleur, sans dégradé. Les grands aplats sont les plus exigeants à l’impression, car c’est là que l’on voit le plus facilement les irrégularités de couleur ou de repérage.
B
Backlit : matière destinée au rétroéclairage : bâche, film ou tissu que la lumière traverse. On y imprime des couleurs plus saturées, car l’éclairage éclaircit les teintes.
Bâche : matière PVC souple avec une trame de renfort interne, imprimée puis finie par soudure et œillets. C’est le support de publicité extérieure le plus courant ; les différents types sont décrits dans le guide quelle bâche choisir.
Blockout : bâche ou film comportant une couche opaque au centre, qui ne laisse pas passer la lumière. Elle permet d’imprimer deux visuels différents de chaque côté sans transparence.
Blueback : papier d’affiche fin au dos bleu, utilisé pour l’affichage grand format. La couche bleue empêche l’ancienne affiche de transparaître sous la nouvelle.
Une gamme de contrôle de près · visualisation
C
CMJN : modèle colorimétrique de l’impression, fondé sur quatre encres : cyan, magenta, jaune et noir. Sa gamme est plus étroite que celle de l’écran : certaines couleurs vives en RVB sont plus sages à l’impression ; plus d’informations dans le guide CMJN ou RVB.
Contrecollage : collage d’une impression sur un support rigide, par exemple une affiche sur PVC ou Dibond. Avec l’impression UV directe sur plaque, cette étape n’est souvent plus nécessaire.
D
Découpe à la forme (forme de découpe) : découpe d’une forme à l’aide d’un outil à lames, pour les grands tirages. Pour les courtes séries, elle est remplacée par la découpe au plotter ou au laser.
Dibond : plaque composite faite de deux fines tôles d’aluminium et d’une âme en polymère. Matière standard des enseignes et panneaux extérieurs, elle ne rouille pas et ne se déforme pas au soleil.
Dorure : transfert d’un film métallique (or, argent, couleur) sur l’impression. La dorure à chaud se fait avec un cliché ; en courtes séries, on utilise la dorure numérique, sans cliché.
DPI : nombre de points par pouce, mesure de la résolution d’une image ou d’une impression. Pour une impression vue de près, on retient env. 300 dpi à l’échelle 1:1, pour les bâches généralement 100 à 150 dpi.
E
Échenillage : retrait manuel du vinyle superflu après la découpe de lettres ou de formes au plotter. Il ne reste que ce qui doit être posé, prêt à être transféré avec un film d’application.
Entretoises : douilles métalliques sur lesquelles on fixe plaques et panneaux à distance du mur. Elles donnent un effet de plexiglas « flottant » et dissimulent la fixation.
Épreuve : impression d’essai montrant le rendu de la couleur au tirage. L’épreuve contractuelle est certifiée conforme en couleur et est parfois exigée dans les contrats.
F
Façade : surface avant, visible, d’un caisson ou d’une lettre en relief. Le plus souvent en plexiglas opale avec adhésif, ou en Dibond avec éléments fraisés.
Fond perdu : partie du visuel qui dépasse du format et qui est coupée après impression. Il évite un filet blanc sur le bord ; en petit format, c’est généralement 3 mm de chaque côté.
Fourreau : bord replié et soudé ou cousu d’une bâche ou d’un drapeau, dans lequel on glisse un tube ou un câble. Utilisé pour les drapeaux, bâches d’échafaudage et bâches sur cadre.
Frontlight : bâche destinée à un éclairage frontal ou à une exposition à la lumière du jour. C’est le type de bâche le plus commandé.
G
Gaufrage : relief en bosse ou en creux imprimé dans le papier à l’aide d’un cliché. Il donne un relief perceptible au toucher, avec ou sans couleur.
Grammage : masse d’1 m² de papier ou de matière, en grammes. Les flyers s’impriment généralement en 130 à 170 g, les cartes de visite en 350 g ; détails dans le guide le grammage du papier.
Gravure : réalisation durable d’un texte ou d’un motif par enlèvement de matière, au laser ou à la fraise. La gravure ne s’efface pas comme une impression : on l’utilise donc pour les plaques signalétiques et les trophées.
H
HIPS : polystyrène fin et rigide (généralement 0,5 à 1 mm) utilisé pour la PLV. On en fait des wobblers, stop-rayons et étiquettes suspendues.
I
Imposition : disposition des pages ou des poses sur la feuille d’impression. Bien faite, elle réduit les chutes et garantit qu’après pliage, les pages d’un catalogue se suivent dans le bon ordre.
Impression de labeur : petits imprimés d’usage courant : cartes de visite, flyers, papier à en-tête, invitations, billets. Le terme vient de la tradition typographique et désigne les travaux de ville, par opposition aux livres et journaux.
Impression UV : technologie dans laquelle l’encre polymérise sous une lampe ultraviolette en une fraction de seconde. L’impression est prête immédiatement, et l’encre peut aussi être appliquée sur plaques, verre et métal.
K
Kiss-cut (découpe mi-chair) : découpe de la seule couche supérieure de la matière, sans couper le support. C’est ainsi qu’on découpe les autocollants qui se décollent un par un de la planche ou du rouleau.
L
Lamination (pelliculage) : recouvrement de l’impression par un film transparent pour la protéger ou lui donner un effet mat ou brillant. En grand format, on utilise aussi des laminations antidérapantes et anti-graffiti.
Lé : bande unique en laquelle on divise un visuel plus large que la machine. Les lés sont assemblés par soudure ou posés en recouvrement lors de la pose.
LED : diodes électroluminescentes utilisées pour éclairer caissons, lettres et cadres textiles. Elles consomment peu d’énergie et éclairent pendant de nombreuses années.
M
Marge de sécurité : bande le long du bord du format où l’on ne place ni texte ni élément important. En petit format, c’est généralement 3 à 5 mm ; sur les bâches, davantage, à cause de la soudure et des œillets.
Marque blanche : production sous la marque d’un autre : l’imprimeur réalise la commande pour une agence sans ses propres marquages. Détails dans le guide la marque blanche dans la publicité.
Mesh (bâche micro-perforée) : matière PVC perforée que l’air traverse. On l’utilise sur les échafaudages et les façades, car elle réduit la prise au vent.
O
Œilletage : pose d’œillets métalliques dans le bord d’une bâche, dans lesquels passe un câble ou un collier. En standard tous les 50 cm, plus serré en cas de vent fort.
Offset : technique d’impression à partir de plaques via un cylindre intermédiaire, rentable pour les grands tirages. C’est aussi le nom du papier non couché, sur lequel on peut écrire.
One Way Vision : film perforé pour vitres, qui montre le visuel de l’extérieur tout en laissant voir à travers la vitre depuis l’intérieur. Courant sur les vitrines et les lunettes arrière des véhicules.
P
PAO : mise en page et préparation d’une publication pour l’impression sur ordinateur. En pratique, elle comprend la création, la composition du texte et la préparation d’un fichier conforme aux exigences de l’imprimeur.
Pantone : système de nuanciers dans lequel chaque couleur porte un numéro. Il sert à définir sans ambiguïté une couleur de marque ; en impression CMJN, on en obtient l’équivalent le plus proche.
Papier couché : papier recouvert d’une couche minérale lisse, mate ou brillante. Les photos y sont plus nettes et plus vives que sur un papier non couché.
Pliage : pliage mécanique des feuilles imprimées, par exemple des dépliants en accordéon ou roulés. Les papiers épais sont rainés avant pliage.
Plexiglas : verre acrylique, transparent ou opale, plus léger que le verre et moins fragile. On l’utilise pour les plaques, présentoirs et façades de caissons.
Preflight : contrôle technique du fichier avant impression : dimensions, fonds perdus, couleurs, résolution, polices. Nous le décrivons dans le guide PAO et prépresse.
PVC expansé : plaque légère et rigide en plastique, facile à travailler. Bien pour l’intérieur et les expositions extérieures de courte durée.
R
Rainage : marquage d’une ligne de pli dans le papier, le carton ou le plastique avant pliage. Sans rainage, le papier épais se fend au dos et le carton se plie de travers.
RIP : logiciel qui transforme le fichier PDF en données pour une machine d’impression donnée. On y règle le profil colorimétrique de la matière et la disposition des visuels.
Roll-up : système d’exposition portable dont le visuel s’enroule dans une cassette en aluminium. Il se déploie en quelques dizaines de secondes.
RVB : modèle colorimétrique des écrans : rouge, vert, bleu. Avant impression, les fichiers RVB sont convertis en CMJN.
S
SEG : visuel textile avec un jonc silicone cousu sur le bord, inséré dans la gorge d’un cadre aluminium. Il donne une surface tendue et plane, sans fixation visible.
Sous-couche blanche : couche d’encre blanche imprimée sous la couleur sur un support transparent ou foncé. Sans elle, les couleurs sur plexiglas ou verre sortent pâles et transparentes.
Soudure : assemblage ou renfort du bord d’une bâche par fusion de la matière à l’air chaud. Elle renforce les bords avant l’œilletage et assemble les lés en grands formats.
Sublimation : impression dans laquelle l’encre, sous l’effet de la chaleur, passe à l’état gazeux et pénètre la fibre polyester. L’impression ne craquelle pas et traverse le tissu au verso.
Surimpression (overprint) : réglage dans lequel une couleur s’imprime par-dessus une autre au lieu de la « défoncer ». Utile pour le texte noir, mais mal réglée, elle peut faire disparaître un élément blanc de l’impression.
T
Tirage : nombre d’exemplaires d’un même modèle. Le prix unitaire et le choix de la technologie en dépendent, par exemple impression numérique ou offset.
V
Vectoriel : graphisme enregistré sous forme de courbes mathématiques et non de pixels. On peut l’agrandir à volonté sans perte de netteté : c’est pourquoi un logo destiné à l’impression, au fraisage et à la découpe doit être vectoriel.
Vernis UV sélectif : vernis incolore appliqué uniquement sur certains éléments, par exemple le logo, et polymérisé à la lumière UV. Il crée un contraste de brillance sur fond mat.
Vinyle coulé (cast) : le vinyle adhésif le plus fin et le plus souple, fabriqué par coulage et non par calandrage. Il épouse les déformations d’une carrosserie et tient 8 à 10 ans.
Vinyle monomère et polymère : les deux types de base de vinyle adhésif. Le monomère est moins cher et convient aux surfaces planes pendant 2 à 3 ans ; le polymère est plus stable, supporte de légères courbures et tient 5 à 7 ans.
W
Wobbler : petit élément publicitaire sur un pied souple, collé sur une étagère de magasin. Il bouge au moindre mouvement d’air et attire le regard.
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Quelle différence entre impression numérique et offset ?
L’impression numérique imprime directement depuis le fichier, sans préparation de plaques : elle est donc rentable pour les petits tirages et la personnalisation. L’offset exige la fabrication de plaques, mais donne un coût unitaire plus bas sur les grands tirages. Le seuil de rentabilité dépend du produit et du nombre de pages.
Que signifient les mentions 4/4 ou 4/0 ?
Le premier chiffre est le nombre de couleurs au recto, le second au verso. 4/4, c’est la quadri des deux côtés ; 4/0, la quadri au recto et un verso non imprimé ; 1/0, une couleur sur une seule face.
Qu’est-ce que le format fini et le format brut ?
Le format fini est la dimension du produit après coupe, par exemple 148 × 210 mm pour un A5. Le format brut est la dimension du fichier ou de la feuille avec les fonds perdus, par exemple 154 × 216 mm. On envoie à l’imprimeur le fichier au format brut.
Que manque-t-il dans ce glossaire ?
Nous nous sommes concentrés sur les termes qui reviennent le plus souvent lors de la commande de publicité et d’impression. Si vous tombez dans un devis sur un terme absent d’ici, demandez-nous : nous vous l’expliquerons par téléphone ou par e-mail.